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Découverte de la Da Vinci 1.0 AiO

Les deux nouveaux blogueurs de News-3D ont testé l'imprimante Da Vinci 1.0 AiO et ils vous expliquent leurs premières impressions sur l'imprimante et le logiciel.

 

 

Première approche

Pour notre premier contact avec le monde de la 3D, nous avons eu l’opportunité de tester l’imprimante de la marque XYZ : la Da Vinci 1.0 AiO (AiO pour all in one car celle-ci fait également scanner 3D).

L’imprimante est de type plug and play, c’est-à-dire qu’elle est fournie déjà montée et qu’il suffit de la déballer, installer le logiciel fourni et commencer à imprimer.

Contrairement à certaines imprimantes, celle-ci n’est utilisable qu’à l’aide du logiciel fourni par le fabricant : XYZWare. Certains utilisateurs très expérimentés dans le domaine contrediront ce dernier point. En effet, en reprogrammant l’imprimante il est possible d’utiliser toute une gamme de logiciels «Open-source » offrant plus de libertés, mais cela dépasse le cadre de nos compétences actuelles.

 

 

Après avoir installé le logiciel, placé la cartouche de fil et parcouru la documentation fournie, il ne reste plus qu’à lancer la première impression. En fonction de ce que l’on souhaite imprimer, on aura la possibilité, soit de trouver des modèles gratuits ou payants sur Internet, soit de les créer soi-même à l’aide de logiciels de conception 3D (Voir dans la partie « Logiciels 3D » de ce site). Seul impératif, le fichier doit être au format .STL.

 

Logiciel

XYZWare est assez intuitif et facile à utiliser. En quelques clics il est possible d’ajuster la taille et la disposition du modèle ainsi que de paramétrer l’impression (seulement 10 paramètres). Une fois l’impression validée, le fichier est converti en un format .3W (uniquement utilisable pour des imprimantes XYZ).

Dans un premier temps, la simplicité du logiciel rend l’utilisation agréable mais cette restriction de libertés devient vite contraignante une fois que l’on a acquis un peu d’expérience.

 

Observations et conseils

  • La qualité des impressions est très acceptable vis-à-vis du prix d’achat et ce, sans forcément devoir choisir les paramètres « qualité excellente ».
  • Le logiciel propose une réparation automatique de l’objet avant impression. Cependant nous avons constaté que dans certains cas cela augmente le temps de découpage de façon considérable. C’est pourquoi nous conseillons d’utiliser en parallèle d’autres logiciels d’impression (Repetier-Host et Netfab par exemple) qui permettent d’éliminer rapidement les défauts d’un fichier .STL avant de les importer pour impression dans XYZWare.
  • Il est regrettable de ne pas pouvoir choisir les endroits qui nécessitent des supports, cela est fait de manière automatique et pas toujours optimale. De plus, ces supports ont des répercussions sur l’état de surface de la pièce qui est beaucoup plus rugueuse (voir image ci-contre).

  • Un bon moyen d’empêcher la pièce de bouger en cours d’impression est de mettre de la colle  en tube sur le plateau et lorsqu’il est froid sinon ça ne sert à rien ! Il n’est pas nécessaire d’en mettre beaucoup. Pour augmenter l’adhésion au plateau, on peut également sélectionner l’option « lit » du logiciel mais cela aura un impact non négligeable sur l’état de surface.

 

  • Même si la position du plateau est censée être calibrée d’usine, nous conseillons de procéder soi-même à une rectification (articles dédiés au recalibrage à suivre) et ce, sans tenir compte des informations de calibrage données par l’imprimante après étalonnage (fonction accessible via l’interface de l’imprimante) car ce dernier n’est pas toujours fiable.

 

Scanner 3D

Les quelques tests que nous avons réalisés ont été dans l’ensemble assez décevants. Nous avons obtenu un taux de numérisations « acceptables » d’à peine 2/10. Dans la majorité des échecs, on ne reconnaissait même pas le modèle source. Ci-dessous, les photos d’une impression ayant été réalisée depuis la numérisation, sans retouche.

 

On peut observer que toutes les parties « rognées » sur le scan sont dues aux taches noires du modèle qui empêchent au laser de détecter la surface. Il est recommandé dans le manuel d’utilisation de ne pas utiliser des pièces comportant des parties sombres. Pour cette première expérience, nous pensions tout de même avoir un modèle complet vu la majorité de couleurs claires. Les couleurs foncées sont donc totalement à proscrire pour un résultat optimal.

Peut-être que les numérisations doivent être systématiquement retouchées à l’aide d’un logiciel approprié (Meshmixer, Meshlab, …) mais cela prend du temps et ce n’est pas toujours très accessible (tout le monde ne s’improvise pas graphiste ;)). 

 

Conclusion

Cette imprimante offre un rapport qualité/prix avantageux. Elle est facile à prendre en main et les pièces obtenues sont de bonne qualité. 

Le logiciel est simple mais peut-être un peu trop car on regrette assez vite de ne pouvoir explorer d’autres paramètres d’impression.

Le scanner est primaire et peu fiable mais peut servir pour modéliser sans efforts des pièces de formes suffisamment simples.

La DaVinci 1.0 peut être un bon compromis pour un utilisateur curieux débutant dans la 3D, un adepte de modélisme souhaitant réaliser lui-même certaines pièces ou un concepteur (architecte, ingénieur, …) désirant donner vie à ses idées pour un faible coût comme l’ont fait des étudiants ingénieur pour la présentation d’un de leurs projets (voir image ci-dessous).

 

Nous remercions notre partenaire Makikko pour le prêt de cette imprimante !

 

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