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Le côté noir de l'impression 3D

L'impression 3D c'est bien, c'est utile mais comme toute chose, il n'y a pas que des avantages. Voici un top 10 des inconvénients de l'impression 3D.

 

 

L'imprimante 3D est une épée à double tranchant ; il va de soit que cette technologie transforme clairement positivement la société actuelle, mais nous ne pouvons pas non plus ignorer les conséquences négatives de cette nouvelle technologie.

Comme avec toute nouvelle technologie, il est facile de se laisser entraîner dans les avantages de l'impression 3D. Cette technologie ouvre un monde de nouvelles possibilités pour toutes les industries, et se tient à réduire les coûts de transport, les impacts environnementaux, les déchets, et le recours à des sociétés intermédiaires en permettant le mouvement "maker".

Mais les imprimantes 3D sont encore considérées comme "des machines potentiellement dangereuses" et leurs impacts sociaux, politiques, économiques et environnementaux n'ont pas encore été étudié en profondeur. Pour vous le prouver, nous avons compilé une liste de 10 choses que vous devez savoir sur les dangers et les impacts potentiellement négatifs de ces fameuses imprimantes 3D.

 

1. Elles sont énergivores 

Selon une étude de l'Université de Loughborough, en cas de fusion en plastique (FDM) avec de la chaleur ou grâce à des lasers, les imprimantes 3D consomment environ 50 à 100 fois plus d'énergie électrique que le moulage par injection qui permet de fabriquer un article du même poids. En 2009, la recherche a montré que le dépôt laser métallique (où la poudre de métal est fondue ensemble) utilise 100 fois plus d'électricité que la coulée traditionnelle. Pour cette raison, les imprimantes 3D sont meilleures pour les créations de petite série. Par contre, les imprimantes industrielles (et donc qui ont une plus grande taille) ne peuvent pas être considéré comme la meilleure des options pour diminuer notre utilisation d'énergie dans un avenir proche.

 

2. Elles émettent de mauvaises émissions atmosphériques

Et oui, les imprimantes 3D peuvent poser un risque pour la santé lorsque ces dernières sont utilisées à la maison (selon des chercheurs de l'Illinois Institute of Technology). Les émissions produites par les imprimantes 3D de bureau sont semblables à la fumée produite par une cigarette ou à la cuisson sur une cuisinière à gaz ou électrique. L'étude de 2013 a été la première à mesurer ces émissions de particules en suspension à partir d'imprimantes de bureau 3D. Tout en chauffant le plastique, les machines utilisant du PLA émettent plus de 20 milliards d'ultrafines particules par minute, et l'utilisation de l'ABS émet quant à elle, jusqu'à 200 milliards de particules par minute. Ces particules peuvent se déposer dans les poumons ou encore dans la circulation sanguine et ainsi provoquer des risques pour la santé, en particulier pour ceux qui souffrent d'asthme.

 

3. Elles sont friandes de plastique

On ne peut pas le nier, l'un des plus grands mouvements écologistes de l'histoire reste la réduction des matières plastiques ; que ce soit des sacs d'épiceries, des bouteilles d'eau ou encore des objets ménagers qui peuvent être fabriqués à partie de matériaux recyclés. Malheureusement, les imprimantes, les plus populaires et moins chers, utilisent du plastique en filament. Bien que l'utilisation de ces machines permet de réduire la quantité de déchets en général, elles laissent encore du plastique non-utilisé (comme les supports) ou excédentaire (comme le lit d'impression). Oui, le PLA est biodégradable, mais l'ABS reste toujours le type de plastique le plus couramment utilisé et ce dernier n'est en aucun cas biodégradable.Et finalement, la plupart des sous-produits en plastique finissent dans les décharges. 

 

 

4. Elles réduisent à néant les droits d'auteur

En Janvier 2014, l'entreprise "3D Systems" a acquis "Gentle Giant Ltd.", qui détenait les droits de licence à des franchises de jouets tels que "The Hobbit", "The Walking Dead", "Harry Potter", "Alien" et "Star Wars". Gartner a déclaré que les entreprises peuvent perdre jusqu'à 100 milliards de dollars en quatre ans à cause des ses pertes de licences. L'impression 3D change et va encore changer le marché et les entreprises étant sur le marché noir vont causer pas mal de désordre ; la législation doit donc se précipiter pour éviter que les droits d'auteurs ne sautent. Cette situation de risque de "piratage numérique" est comparable à la façon dont Internet a contesté les droits d'auteurs pour les films et la musique, les marques et les téléchargements illégaux.

 

 

5. Elles deviennent une arme redoutable

Ça fait bien longtemps maintenant que la première arme a été imprimée grâce à une imprimante 3D, mais ses ramifications sont très importantes. Les entreprises font leur apparition dans le monde des armes, en essayant de vendre ces armes à feu et/ou les dessins de CAO pour eux. La loi interdit les armes à feu qui ne peuvent pas être détectés par les détecteurs de métaux ou par des scanners à rayons X (Cette loi a d'ailleurs été renouvelé pour 10 ans). Cependant, il existe toujours une faille dans la loi, les canons imprimés en 3D avec un petit morceau de métal ne sont pas interdits par la loi. 

 

 

6. Elles implique la responsabilité des fabricants

Les armes peuvent être imprimés 3D, OK. Mais alors on pourrait aussi imprimer les équipements de sécurité tels que les casques, les roues pour les vélos et les jouets pour les petits enfants. Bien sûr, il y a la question de la propriété intellectuelle et des marques, mais cette question implique une responsabilité. Si, par exemple, une personne tire avec une arme à feu et blesse ou même tue quelqu'un, poignarde quelqu'un avec un couteau imprimé en 3D ou encore casse le cou d'une personne tout en roulant sur un vélo avec une roue imprimée en 3D, qui est tenu responsable? Le propriétaire de l'imprimante, le fabricant de l'imprimante, ou la personne irresponsable qui pensait qu'il était une bonne idée de produire et d'utiliser un produit non testé? Bonne question..

 

7. Elles sont au centre des conversation par rapport au "Bioprinting"

Les conversations sur l'éthique de "bioprinting" ont déjà commencé depuis bien longtemps. L'entreprise Organovo imprime des cellules du foie ainsi que des cellules de tissu oculaire (en partenariat avec le National Eye Institute et le Centre national d'avancement des sciences translationnelle). Les scientifiques ont également proposé de mélanger des cellules souches humaines avec des cellules de muscles de chien pour créer un tissu organique renforcé. L'impression de cartilage est toujours la création la plus réaliste du bioprinting, et l'impression des organes entiers arrive de plus en plus avec les ans, mais c'est indéniable, l'impression 3D avance de plus en plus rapidement dans le monde de la médecine. Les conversations sur les questions morales, éthiques et juridiques entourant le bioprinting sont bien présentes, mais elles vont inévitablement causer beaucoup plus de controverse car cette pratique devient courante.

 

8. Elles impriment des médicaments

Assembler des composés chimiques au niveau moléculaire à l'aide d'une imprimante 3D, c'est possible. Un chercheur de l'Université de Glasglow a créé un prototype d'une imprimante 3D qui produit des médicaments ; "Chemputer". Il veut révolutionner l'industrie pharmaceutique en permettant aux patients d'imprimer leur propre médecine avec un plan chimique qu'ils reçoivent de la pharmacie. Bien sûr, cela est très loin, mais cette machine va également permettre aux apprentis chimistes et dingues de bricolage de créer des produits tels que la cocaïne ou la ricine. 

 

9. Elles provoquent des risques de sécurité nationale

Un livre blanc publié à l'Université nationale de la Défense a mis en évidence les risques de sécurité nationale qu'engendre la technologie 3D. Les imprimantes 3D offrent la possibilité de produire une large gamme d'objets qui ne peuvent pas encore être contrôlés, le document note qu'il y a certainement des risques de sécurité nationales qui doivent être analysées dans un proche avenir.

 

10. Elles sont toxiques

Vous pouvez imprimer une fourchette ou une cuillère avec votre imprimante, mais si vous utilisez du plastique ABS, il n'est pas sans BPA (Le bisphénol A, ou BPA, est une molécule chimique. Il rentre dans la composition de polymères utilisés dans de nombreux plastiques alimentaires et est classé comme un produit reprotoxique (qui affecte la reproduction). Des doutes sont émis par rapport à sa dangerosité, et il est de fait progressivement interdit dans certains pays, notamment dans la composition des biberons.). Heureusement, de nouveaux filaments sont créés et spécifiques au contact avec les aliments. Beaucoup d'imprimantes 3D sont pourvues d'espaces où les bactéries peuvent facilement se développer si la machine n'est pas nettoyé correctement. 

 

 

Author: Chloé
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