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L’impression 3D et le cinéma

L’impression 3D est –on le répète encore et encore- absolument PARTOUT. Et si vous n’y croyez toujours pas, en voilà la preuve !  

 

Hollywood et ses accessoiristes 

A chaque jour qui passe, l’imprimante 3D ne cesse de prouver toujours d’avantage l’étendue de son champ d’application. Aujourd’hui, on s’attaque au cinéma. Celui d’Hollywood s’est déjà particulièrement emparé de cette petite merveille d’innovation pour la réalisation de ses films. Andrew Clement, accessoiriste et spécialiste des effets spéciaux, a vite adopté l’imprimante 3D. Avec sa participation à des films célèbres comme Spider Man ou encore Star Treck, il use de plus en plus de cette technologie émergente. En effet l’impression 3D a changé sa manière de créer ses accessoires. Au lieu de partir de zéro comme s’était souvent le cas avant, les accessoiristes peuvent maintenant modéliser et créer une tête de monstre par exemple, tout ça à partir d’un programme informatique. 

Et ce n’est pas tout, Mark Coulier (responsable des effets spéciaux des célèbres films d’Harry Potter) déclarait que « Sur Harry Potter, nous avions une araignée géante datant d’un ancien épisode et nous devions en fabriquer une plus petite… Ils nous a simplement fallu la re-modéliser sur ordinateur pour ensuite imprimer son modèle réduit ».  

En temps normal, les accessoiristes proposent une première ébauche de leur création au réalisateur, des objets souvent créés à la main grâce à de l’argile. Problème : ce processus est long et très couteux. De plus, si le résultat ne plait pas au réalisateur ou que des ajustements sont nécessaires, tout doit être refait à partir de zéro. Autant dire que beaucoup de temps est perdu là-dedans. Grâce à l’impression 3D et les fichiers numériques, il est tout à fait possible de modifier une multitude de fois sans devoir repartir de 0 à chaque fois. Résultat : des maquettes beaucoup moins chères et une réalisation plus simple et donc plus rapide.  

Passons maintenant à Jason Lopes ; chargé des effets spéciaux d’Iron Man, Avatar, l’incroyable Hulk ou encore Terminator. Pour lui, l’impression 3D offre l’avantage de créer des costumes parfaitement adaptés à la morphologie des acteurs et de répondre rapidement aux demandes de modifications de la part du réalisateur.  

Pour en savoir plus : priximprimante3d.com

 

Il y a quelque mois (mai 2015) le premier film d’animation exclusivement réalisé grâce à une imprimante 3D a montré le bout de son nez ; Chase Me.  

Pour réaliser ce projet, le réalisateur, Gilles-Alexandre Deschaud, a utilisé plus de 2500 pièces imprimées que ce soit des personnages aux décors, tout passe par l’imprimante ! C’est avec la Form 1 que toutes ces créations ont été réalisées. La sortie officielle du court-métrage était prévu pour ce mois de juin lors du prestigieux Festival international du film d’animation d’Annecy. Chase Me était également présent au Short Film Corner lors du Festival de Cannes en mai 2015.  

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L’inspiration apporte la nouveauté 

Mais la 3D ne touche pas que la réalisation des films. Cette fois c’est l’inverse, au lieu d’inspirer les réalisateurs, ce sont les films qui inspirent les inventeurs. Exemple avec le film Terminator 2 .  

Les amateurs de robot gardent sans aucun doute en mémoire cette scène de Terminator 2 où le T1000 complètement liquéfié reprend forme et vie devant les yeux médusés d’Arnold Schwarzenegger. Inspiré par cette séquence, Joseph DeSimone, à la tête de la Start-Up Carbon3D, a mis au point une imprimante 3D dont la vidéo de démonstration présente une belle analogie avec le film.  

Cette imprimante fonctionne selon le système « Continious Liquid Interface Production ». Contrairement aux techniques 3D habituelles, l’impression ne se fait pas par superposition de matière. L’objet à fabriquer est créé et solidifié d’un seul tenant ; ce qui accélère considérablement le processus, affirme Carbon3D, de 25 à 100x plus vite. Cette technique fonctionne sur le principe de la photo-polymérisation qui repose sur la propriété de certaines résines à ce solidifier au contact de la lumière et de la chaleur. Dans ce cas, un bac contenant une résine liquide est éclairé par des faisceaux lumineux à travers une membrane perméable à l’oxygène. L’air va empêcher la solidification immédiate de la résine ; ainsi, la combinaison des deux permet de mouler et de solidifier des formes d’un seul bloc et ce beaucoup plus vite. 

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Placement de produit au cinéma 

Qu’est qu’on connait ce type de publicité ; le placement de produit. L’objectif de cette publicité est d’intégrer un(e) produit/marque dans le scénario d’un film, d’une série TV ou d’une œuvre audiovisuelle, afin qu’il(elle) soit visible à l’écran ou cité(e) par un des protagonistes. Ainsi le produit est retenu –Consciemment ou pas- par le public. 

On décèle trois catégories :  

  • Le placement classique, qui a pour objet d’utiliser le nom de la marque ou du produit directement dans une réplique du scénario 
  • La placement dit « évocateur », consiste en l’utilisation du produit ou de la marque de façon à ce qu’il soit facilement reconnaissable sans toutefois le ou la mentionner ou présenter.  
  • Enfin, le placement « furtif », considéré comme le moins agressif pour le spectateur, a pour objet de ne pas citer ou faire apparaître clairement la marque de façon à ce que son identification ne soir pas systématique.  

Besoin d’un petit exemple ? La série Arrow. Arrow est une série télévisée américaine créée par Andrew Kreisberg, Greg Berlanti et Marc Guggenheim, diffusée depuis le 10 octobre 2012 . On compte maintenant 3 saisons avec 69 épisodes au compteur. Avis aux amateurs, la quatrième saison sera diffusée dans les prochains mois. Petit synopsis pour vous mettre dans le bain : après un violent naufrage, le milliardaire Oliver Queen porté disparu et présumé mort depuis 5 ans, est découvert vivant sur une île isolée dans la Mer de Chine. Ces 5 ans ont malheureusement changé notre héro et il devient alors un justicier qui va réparer les torts qu’a provoqué sa famille. On se retrouve donc propulsé dans un mélange d’aventure et surtout de haute technologie, digne du FBI. C’est ainsi qu’on retrouve, dans la saison 2, l’imprimante 3D de 3D Systems ; la Cube ainsi que la MakerBot Replicator 2 qui va permettre d’imprimer une empreinte digitale dans le but de se faire passer pour quelqu’un d’autre.  

Allez, un dernier exemple pour la fin, mais changement de domaine : Grey’s Anatomy. Egalement classée dans les séries américaines, ce court-métrage est diffusé depuis 2005 et compte plus de 12 saisons ainsi que 244 épisodes de 42 minutes. Cette série a pour thème exclusif : la médecine. C’est dans cette optique qu’on verra apparaître une imprimante Ultimaker dans la série. Objectif : imprimer un cœur.   

Ce ne sont bien sûr, pas les seuls passages des imprimantes 3D dans le monde du cinéma, mais ce sont 2 bons exemples démontrant le champs d’application de cette merveille technologique.  

 

Le cinéma : le miroir de notre société 

Le cinéma est dit-on le miroir de notre société, un révélateur de l’évolution de nos technologies et du rapport que nous entretenons avec elles. Entre constat et projection, le 7ème art et ses héros s’approprient souvent les technologies émergentes. L’impression 3D ne fait bien sûr pas exception et c’est d’ailleurs ainsi qu’en 2013 les héros de la série Big Bang Theory utilisaient une imprimante 3D pour créer une figurine à leur effigie. 

Sans surprise, c’est Disney qui dernièrement s’est approprié l’impression 3D. En effet, dans son dernier film d’animation « Big Hero 6 », celle-ci est même à lôrigine de l’un de ses personnages. Inspirés des comics de Marvel, ce long métrage raconte l’histoire de Hiro Hamada, un petit génie en robotique. En proie avec des criminels cherchant à détruire sa ville, le jeune garçon veut équiper son campagnon « Baymax » d’une armure bionique. Pour ce faire, ce dernier utilise… une imprimante 3D ! Comme en témoigne l’extrait qui suit, on peut voir le personnage modéliser sur son ordinateur portable, puis imprimer les différentes pièces sur une imprimante 3D. On croit d’ailleurs reconnaître une imprimante du type « PolyJet ». Après sa fameuse imprimante 3D à peluche, Disney récidive donc en mettant une nouvelle fois l’impression 3D au centre de sa créativité. Nul doute que le géant américain n’a pas fini de trouver des applications à cette petite technologie.  

Pour les amateurs du genre et ceux qui souhaiteraient en voir plus, le film est sorti le 11 février 2015 au cinéma. Les DVD sont donc déjà bien arrivés en magasin.  

{youtube}7xHxFmztJ9Q{/youtube} 

 

 

Liens

http://www.cannescourtmetrage.com/fr/ 

http://www.lesnumeriques.com/informatique/chase-me-court-metrage-francais-realise-grace-a-l-impression-3d-n41923.html 

http://www.sciencesetavenir.fr/high-tech/20150319.OBS5015/une-imprimante-3d-inspire-du-t-1000-de-terminator-2.html 

http://www.primante3d.com/film/ 

http://www.journaldunet.com/ebusiness/expert/54746/placement-de-produits---la-publicite-participe-au-financement-de-films.shtml 

http://www.primante3d.com/bighero6/ 

Author: Chloé
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