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La montre U-Switch passe à l'heure de l'impression 3D

Produire les pièces interchangeables en France grâce à l'impression 3D, c'est le prochain challenge de U-Switch.

Après avoir fait parler d’elle pour son idée de vente de montres tendance, flashies et en kit, la jeune startup bordelaise U-Switch se lance dans une levée de fonds modeste qui doit lui permettre de pousser encore plus loin son concept d’ultra-personnalisation de montres via une fabrication par impression 3D.

 

 

C'est sur les bancs de leurs écoles supérieures, d'abord en licence à l'IUT E-commerce, e-marketing de Bordeaux, puis en master à l'Escen Bordeaux, que Nicolas Gré, Thibaud Nerigon et Nicolas Darnot ont nourri un projet entrepreneurial qui fut d'abord un projet étudiant avant de devenir leur petit business : la vente de montres fantaisies à bas coût.

 

"Le succès de notre site commerçant, nommé Montres cool-heure et surtout celui des montres les plus colorées, nous a donné envie de trouver de nouveaux modèles à présenter aux acheteurs."

 

Et c'est comme cela que Nicolas Gré et ses copains associés découvrent, en 2013, le concept de montres en kit, ou tout, des bracelets aux boitiers en passant par les socles, cadrans, lunettes... est interchangeable, et donc personnalisable.

 

"Ces montres, qui ressemblent comme deux gouttes d'eau à un autre modèle de montres ultra tendance, ont rencontré un réel succès dès leur mise en ligne, souligne Nicolas Gré. Au point de devenir rapidement le best-seller du site et de nous donner envie de nous spécialiser sur ce produit."

 

Une volonté de Made in France contrariée

Une envie qui se traduit, dès mars 2014, par la création de leur propre marque de montres interchangeables : U-Switch. Au début de l'aventure, ils cherchent en France, du côté de Besançon, un potentiel fabriquant pour cette marque.

 

"Nous avons contacté tous les fabricants. Aucun ne nous a répondu. Cela a été une vraie déception. Nous rêvions de faire de cette montre un produit 100 % français, mais je crois qu'ils ont dû penser que leurs marges seraient trop faibles sur notre montre."

Alors, c'est en Asie que les trois associés ont fait fabriquer leur marque dotée d'un mouvement Seiko.

 

"Après avoir beaucoup testé, nous avons trouvé un industriel capable d'assurer la qualité que nous recherchions, mais le fait d'être obligés de lui acheter de grandes quantités de montres nous gène dans notre envie de renouveler régulièrement les collections."

 

L'impression 3D pour relocaliser la production

Pour s'émanciper de cette dépendance asiatique, les jeunes Bordelais ont eu une idée. Pousser le concept de personnalisation à fond en produisant, via une imprimante 3D, toutes les pièces amovibles de leur U-Switch.

 

"Ce que nous n'avons pas trouvé en France, nous allons le faire. Nous pouvons, grâce à l'impression 3D, relocaliser la production et fabriquer des modèles, couleurs, imprimer des photos, logos... à la demande. Nous sommes en train, avec l'aide du groupe La Poste, dont l'agence régionale est une des rares dotée d'une imprimante 3D idoine, de préparer les fichiers informatiques qui vont permettre à la machine de réaliser les prototypes. La production, nous l'assurerons grâce à un investissement de 5.000 euros seulement."

 

Un investissement que U-Switch espère financer très prochainement via une plateforme de crowdfunding (financement participatif) comme KissKissBankBank par exemple.

 

Internationalisation en cours de chargement...

En attendant, U-Switch, dont le concept a reçu un bon accueil de la part de la presse, "une exposition médiatique qui nous a permis de réaliser 8.000 euros de ventes en décembre", souligne Nicolas Gré, entend poursuivre l'élargissement de sa gamme.

Un modèle pour petits poignets, voire pour enfants, devrait sortir cette année. U-Switch recherche également quelques boutiques dans l'esprit de sa marque pour mettre un pied dans le commerce dit "physique" tout en internationalisant son site Internet.

 

 

"Nous réalisons quelques ventes à l'export, mais la traduction du site en allemand, anglais et espagnol va nous ouvrir d'autres marchés" prophétise le cofondateur de la startup.

Author: Chloé
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