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"QCDSES"

QCDSES ? Ah oui. D'accord, j'ai tout compris.. ou pas ! 

 

On nous le répète assez souvent dans les livres, l'avenir appartient aux entreprises qui investissent dans l'innovation et la création de valeur. Tout cet investissement fait parti de sa stratégie marketing globale. Au-delà de cette stratégie et de la prise en compte de la 4ème révolution industrielle - soit le PC du XXIème siècle selon " The Economist " - L'imprimante 3D invite à revisiter l'ensemble des critères de choix de l'acheteur bien au-delà du périmètre traditionnel "supply chain" (Client to Business). Aujourd'hui, je vous livre la vision de l'acheteur par rapport à ses critères déterminants.

Dans le titre, j'écris "QCDSES", mais qu'est-ce que c'est ? C'est un acronyme anglais qui définit les 5 objectifs qui contribuent à établir un équilibre entre les indicateurs clés de la performance (KPI) pour mesurer et générer les performances d'une entreprise. Cet acronyme vient de QUALITY - COST - DELIVERY - SAFETY - ENGAGEMENT. Mais en l'adaptant à l'impression 3D, la SATISFACTION CLIENT se rajoute à notre analyse. En français, QCDSES est donc un acronyme venant de QUALITE - COUT - DELAIS - SATISFACTION CLIENT - ENVIRONNEMENT - SECURITE.

 

"Q" pour Qualité

Appréhender cette nouvelle technologie, ces nouvelles approches de matériaux fait partie intégrante de la 2ème mission des acheteurs afin de toujours créer de la valeur - elle implique des transformations à tous les niveaux de l'entreprise, que ce soit en terme de conception (nouvelles formes possibles), de la manière de produire, des défis des matériaux, des volumes ou même encore des modèles. La fabrication additive (ou l'impression 3D) bouleverse la notion de qualité du produit en termes de fiabilité. Couche par couche, le niveau de la qualité dépendra de la matière utilisé (ainsi que de la marque), comment elle sera fusionnée avec les diverses couches ainsi que comment elle sera solidifiée. C'est sur l'ordre de notre pc et d'un fichier numérique que l'impression de nous nos objets sont possible. Mais parfois, possible ne veut pas dire facile. En effet, en entreprise, la complexité des matériaux est à prendre en compte, car ce critère fait partie intégrante d'une question de stratégie et d'avancée technologique.

 

"C" pour Coût

Coûts... Coûts... Comment éliminer ces coûts grâce à l'impression 3D ? En optimisant ces derniers en évitant la création de moules par exemple. L'ère de la massification et du stockage sont terminés ; on peut maintenant imaginer que nos pièces de rechange se feront en fonction du modèle du produit lors de la demande client. Ce qui nous permettra d'optimiser l'espace des zones de stockage, et pourquoi pas l'abandon de nos espaces de stockage ! Les usines du monde (asie industrielle ou encore les pays low-cost ) ne vont plus fabriquer nos produits et le transport sera donc en diminution. La fabrication additive nous permet de passer à la personnalisation et d'augmenter la flexibilité industrielle. De ce fait, la décomposition de coût est et sera plus facile à obtenir (sachant que les entreprises B2B seront dans cette même vision ; la fabrication additive (globale ou partielle)). Petit exemple en plus, l'impression d'un objet grâce à la 3D ne gaspille qu'1/10 de matière. Il est donc certains, que les coûts seront en diminution.

Cependant, nous avons encore la question des matières premières. En effet, ces matières première sont et resteront la seule gestion d'indice à suivre avec fermeté. La question cruciale est de savoir qui imprime quoi et pour qui ? La notion de négoce, de fabrication de semi-produit sera certainement la clef de la décision et de ce fait le coût incombant.

 

"D" pour Délai

Créer des produits plus rapidement et sur place. HP annonçait en mars 2016 que leur solution serait 10% plus rapide et 50% moins cher que leur système actuel. On peut même imaginer que les utilisateurs pourraient télécharger leurs dessins et les imprimer à distance - sachant qu'il va falloir prendre en compte la notion de copyright pour ne pas imaginer une guerre de la copie !

 

"S" pour Satisfaction Client

En étant face à des clients exigeants, il nous faut toujours plus nous adapter immédiatement et personnaliser nos produits pour nous différencier des concurrents. Tout ça pour orienter notre supply chain vers la sublime solution qu'est le Fab Lab qui s'impose de plus en plus dans notre société actuelle. Et oui, aujourd'hui, les industriels veulent majoritairement un taux de service le plus près de 100%. En 2014, on estimait que 10 à 20% des entreprises sont orientées selon le principe de "customer centricity". Ah oui... mais c'est quoi ça le customer centricity? Cette expression anglaise correspond au fait qu'une entreprise met le client au cœur de son organisation et de ses décisions. L'expression pourrait être grossièrement traduite par « entreprise centrée client ». C'est une notion proche de celles de culture client ou d'orientation client. Cette stratégie est de plus en plus utilisée aujourd'hui vu que les clients non satisfaits se dirigent naturellement vers les concurrents. L'objectif des entreprise est donc de devancer les attentes et les insatisfactions des clients en étant en permanence à leur écoute et en apportant des transformations nécessaires si besoin est. Quoi de mieux que l'impression 3D pour faire ça ?

 

"E" pour Environnement, Ethique et Ecologie

La fabrication additive (impression 3D) et le Lean (le Lean Manufacturing est la version occidentale du Système de Production Toyota (TPS). Le Lean n'a pas pour objectif la réduction du nombre d'employés. Le Lean vise à augmenter le capacité, en réduisant les coûts et le temps de cycle.) font bon ménage. Etant donné la chasse aux gaspillages, cette révolution amène à des visions d'économie circulaire. D'autant plus que l'impression d'un objet ne gaspille qu'un 1/10 de matière (comme dit au-dessus), ce qui est nettement moins que la fabrication traditionnelle. Sachant que nous pouvons aujourd'hui considérer le juste nécessaire et la fabrication à l'unité si besoin et non à une vision d'économie d'échelle ; ce qui permet de ré-équilibrer le niveau de la consommation à sa juste place. D'un point de vue éthique, les emplois manufacturiers vont être de nouveau relocaliser dans les pays d'origine à proximité de la demande, d'où la création des Fab Lab.

 

"S" pour Satisfaction client ! Ah non. Pour Sécurité

3ème mission de l'acheteur ? Etre garant des risques. Et donc, l'annulation des risques de la production à grande échelle sera un axe central pour l'acheteur. Plus de souci de traduction de documents, de transports lointains et onéreux, d'échange de devises et tout le blabla. Par contre, la guerre des copyrights arrive tout doucement et la vigilance sur ce point est inévitable. En tant qu'acheteur, tous nos modes de référence commencent à changer. Pour les entreprises, elles doivent tout doucement construire de nouveaux business models, et coordonner une conduite de changement au sein de son organisation.

Ici, on parle surtout de l'entreprise mais il ne faut pas oublier la dimension du "particulier" qui peut également produire lui-même ses produits de consommation grâce à l'impression 3D. 

 

Maintenant, vous savez ce que "QCDSES" veut dire et tout les impacts que l'impression 3D offre aux entreprises et aux particuliers ! J'espère que cet article vous aura été utile  (même juste un tout petit peu)! Sur ce, je vous dis à très bientôt pour un nouvel article ! 

Chloé

 

http://www.laurasinternational.com/qcdse

http://www.decision-achats.fr/

Author: Chloé
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