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L’impression 3D a de moins en moins la cote !

L'état de la bourse par rapport à l'impression 3D est en chute libre.

 

 

Depuis le début, on n’arrête pas de nous répéter que le marché de l’impression 3D est très porteur et qu’il va révolutionner l’industrie moderne comme la classique. Les possibilités deviennent de plus en plus grandes grâce à la diversité des matériaux, à la précision de production de ces machines, des économies réalisées par les industries au niveau de la main d’œuvre et des matières première. A l’heure de l’hyper personnalisation, quoi de mieux aue de produire pièce par pièce seulement en changeant un fichier sur votre ordinateur. La 4ème révolution industrielle est en marche. Et donc en conclusion : INVESTISSEZ. Investir.. Oui ou non ? Et surtout, est-ce que ça en vaut la peine ?  

Selon le cabinet Wohlers Associates, l’impression 3D devrait peser 5 milliard de dollars en 2020. Médecine, industrie, art, décoration, mode ou cuisine : cette technologie bouleverse tout et n’a pas fini d’étonner tout le monde. Barack Obama avait également parlé de cette nouvelle révolution industrielle lors de son discours sur l’Etat de l’Union.  

En gros, Obama insistait sur le fait que l’impression 3D permettra de dynamiser l’innovation et de créer des emplois. Il a également insisté sur le fait que cette technologie a le potentiel de révolutionner la façon dont nous fabriquons les choses. Citant l’exemple d’un ancien entrepôt désaffecté dans l’Ohio, transformé en atelier de fabrication innovant, il a annoncé le lancement de trois nouveaux centres de fabrication similaires, qui deviendront partenaires des départements de la Défense et de l’Energie pour créer des bassins d’emplois high-tech.  

Pour revenir à nos moutons, la bulle autour de l’impression 3D serait-elle en train d’éclater ? Ce procédé, consistant à fabriquer des objets grâce à une imprimante qui superpose des milliers de fines couches de matière, fait fantasmer une bonne partie de la planète high-tech –et qui ne cesse d’augmenter - depuis quelques années. De fait, ses débouchés sont considérables : électronique, automobile, aéronautique, aérospatiale, santé,… Besoin d’une preuve ? Il n’y a pas si longtemps, la société chinoise Shanghai WinSun Decoration Design Engineering se vantait d’avoir produit dix maisons grâce à ce procédé et ça en seulement 24h !  

On n’en finit plus d’entendre que cette technologie va bouleverser nos modes de conception et de production. Les vrais passionnés vous le confirmeront : dès qu’on se retrouve le nez dans la 3D, il n’y a pas moyen de penser à autre chose ; nous réinventons tout ce qui nous entoure et on se demande sans arrêt « et si ça c’était fait en 3D ? ». Et puis, Obama n’avait-il pas lui-même déclaré le 12 février 2013 que « l’impression 3D sera la prochaine révolution industrielle » ? Raison de plus pour y croire ! 

On ne peut pas le nier, la 3D fait fureur et touche désormais tout le monde. Et oui, aujourd’hui, il n’y a pas que les « geeks » qui sont passionnés ! Pourtant, sur les marchés financiers, les investisseurs semblent douter depuis quelques mois de l’avenir réputé mirifique du procédé. Mais première question, quelles sont les sociétés de 3D cotées en bourse ainsi que leur évolution ? :  

  • Un des poids lourds de ce secteur, Stratasys, ne cesse de diminuer. On compte ces 3 dernières années une chute de 51.44% 
  • 3D Systems Corporation a reculé de 67.57% en 3 ans 
  • Arcam compte -32.99% en 6 mois 
  • Groupe Gorgé (pour Prodways), une diminution de 4.80% il y a une semaine 
  • SLM Solutions compte une diminution de 42.15% en 3 ans, malgré une remonté de 1.90% en un an. 
  • The Exone, comptabilise également une chute de 70.47% sur une période d’un an. 
  • Enfin, notons une diminution de 63.20% de l’entreprise Voxeljet 

Si on prend la moyenne de ces 7 groupes, on comptabilise une chute moyenne de 47.5%. Pas très attirant, n’est-ce pas ? Pourtant l’avenir de l’impression 3D s’annonce on ne peut mieux ! Le Crédit Suisse annonçait au bal des annonces des prévisions d’évolution du secteur de l’impression, une étude où le chiffre d’affaires prévisionnel de l’impression serait de plus de 5 milliards de $ en 2016 et de plus de 10 milliards de $ en 2020. Fin janvier, une équipe du Credit Suisse menée par Jonathan Shaffer a fait une révision de ces prévisions, en s’intéressant à l’échéance 2016. La correction est significative et porte sur le segment des ventes d’imprimantes 3D pour les particuliers et les « prosumers ». Dans l’étude datant d’il y a 8 mois, le CS annonçait un chiffre d’affaires prévisionnel pour ce segment de 175 millions de $ en 2016. Il reviennent donc 5 mois plus tard en annonçant pour le même segment, un CA prévisionnel de 800 millions de $, soit une hausse de 357%. Grossière erreur lors de leur première étude ou optimisme trop important ? Ils apportent des éléments d’explication accréditant le première hypothèse. En effet, selon le Crédit Suisse, les ingénieurs et architectes s’équipent avec une vitesse supérieure à celle de leurs prévisions. Au vu de cette vitesse d’équipement, selon le Crédit Suisse, quasi 100% des ingénieurs amenés à être équipés d’une imprimante 3D devraient en avoir une d’ici fin 2016. Cela crée un doucle impact sur les chiffres, avec une accélération du taux de pénétration, et un panier moyen potentiellement plus important. En effet un professionnel acceptera plus facilement de mettre un budget plus conséquent dans son matériel qu’un particulier (jusqu’à 5 fois plus). Un autre vecteur de croissance accélérée : les enfants de moins de 18 ans qui montrent un réel engouement pour la technologie. L’accélération d’équipement devrait donc être encore plus rapide que prévu selon le Crédit Suisse qui considère que l’imprimante 3D va faire partie d’ici 2016 de la trousse à outil de tout ingénieur. L’hypothèse de croissance retenue semble tout de même exagérée, mais cette révision traduit clairement une dynamique. Une preuve supplémentaire du potentiel de l’impression 3D, et de l’impact qu’elle va avoir sur l’industrie dans les années à venir. Pour preuve, les projets sur Kickstarter en rapport avec la 3D font la queue et l’impression 3D fait le tour du monde.  

 

Envolée des cours depuis quelques années 

Il faut dire que les cours de ces sociétés s’étaient littéralement envolés ces dernières années. L'indice Stoxx Global 3D Printing Pure Play, qui regroupe les trente plus grands acteurs de l'impression 3D, a quadruplé sa valeur entre le début 2011 et la fin 2013. La première capitalisation boursière, celle de l'américain 3D Systems, a quasiment été multipliée par 10 de 2011 à 2013. Elle a terminé l'année 2013 à son plus haut historique, tout comme celle du grand rival Stratasys, de taille équivalente.  

Pourquoi une telle débâcle aujourd'hui ? La configuration rappelle à bien des égards les survalorisations des acteurs de la nouvelle économie au tournant de l'an 2000. En dépit de ces fortes corrections, ces sociétés de l'impression 3D présentent toujours des niveaux de capitalisation dignes de la bulle Internet, plus de 60 fois supérieurs à leurs bénéfices. 

Malgré leur forte croissance, les résultats plus faibles que prévu de ces groupes ont pesé sur le comportement des investisseurs. Le chiffre d'affaires de l'américain ExOne a par exemple bondi de 38 % en 2013, à 39,5 millions de dollars. Pour 2014, l'entreprise, qui s'est spécialisée dans l'impression d'objets en métal, prévoyait une progression encore plus forte, entre 40 % et 50 %. Mais ces résultats, comme les prévisions, sont inférieurs aux prévisions des analystes, notamment à cause de reports de commandes au quatrième trimestre. Au final, l’entreprise compte une diminution de 70.99% en 1 an.  

 

De plus en plus d’entreprise arrivent  

ExOne accuse surtout une perte nette de 6,5 millions de dollars, même si elle est moins prononcée qu'en 2012 (10,2 millions). Ces chiffres s'expliquent par de lourds investissements dans le matériel, le personnel ou la recherche et développement. Mais également par des politiques de rachats de sociétés parfois très agressives. 

ExOne n'est pas la seule dans ce cas de figure. Stratasys a, par exemple, acquis MakerBot pour 403 millions de dollars à l'été 2013. Et en trois ans, 3D Systems a mis la main sur près d'une cinquantaine de sociétés. Dernière en date, annoncée le 16 avril : Robtec, une société brésilienne de prototypage et d'impression 3D. 

Ces désillusions ne seraient cependant que passagères, à en croire le cabinet Gartner, qui lui promet une croissance annuelle de 20 % pour les cinq prochaines années. La société d'études Canalys table, elle, sur un marché pesant 16,2 milliards de dollars à l'horizon 2018 (contre 2,5 à 3 milliards en 2013). 

 

Conséquence numéro 1 : Une baisse des prix pour les particuliers 

Tout ça a provoqué un impact sur les prix de l'impression 3D et permet maintenant à de nouveaux acteurs d'émerger, dont certains portés par le financement participatif (crowfunding), qui visent des productions low cost. 

Sur le terrain des imprimantes grand public, par exemple, l'une des filiales du géant taïwanais de l'électronique Kinpo, XYZprinting, a lancé en mars 2014 un modèle d'imprimante à 499 dollars seulement, qui se situe parmi les moins chers du marché (à cette époque), alors que les machines destinées aux usages industriels coûtent plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines, de milliers d'euros. 

2013 a également été marqué par l'irruption d'un géant venu de l'impression traditionnelle. Meg Whitman, la patronne de l'américain Hewlett-Packard (HP), avait indiqué lors de l'assemblée générale de ses actionnaires le 19 mars 2014 qu'une « grande annonce technologique » serait faite avant la fin d’octobre. Debut 2014, l’entreprise annonçait ses ambitions de rentrer sur le marché de l’impression 3D. C’est donc lors d’une conférence donnée à New-York que le groupe américain a dévoilé un nouveau procédé d’impression 3D dénommé Multi Jet Fusion. Cette nouvelle technologie combine fusion de poudres et dépôt d’encres selon 4 étapes distinctes. Grâce à cette nouveauté, HP espère bien repousser les limites actuelles de l’impression 3D. le Multi Jet Fusion est une des technologie la plus rapide existante avec une vitesse de 350 millions de gouttes d’encre déposées par seconde. Pour être plus claire, voici un exemple : la vitesse est de 25x plus rapide que le FDM et plus de 10x plus rapide que le frittage de poudre. Avantage supplémentaire : la qualité des impressions grâce à une épaisseur de couche de l’ordre de 21 microns. 

 

Liens

https://www.stoxx.com/index-details?symbol=SXG3DPP 

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2014/04/21/en-bourse-l-impression-3d-fait-un-peu-moins-fantasmer_4404706_651865.html 

http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/pour-barack-obama-l-impression-3d-sera-la-prochaine-revolution-industrielle_1340408.html 

http://www.zesmallfactory.com/news/313-le-credit-suisse-modifie-ses-previsions-de-croissance-pour-limpression3d/ 

http://www.boursorama.com/cours.phtml?symbole=VJET 

Author: Chloé
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