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MakerBot attaque l'enseignement supérieur !

Makerbot, annonçe l’ouverture imminente de son premier centre d’innovation d’Europe, le « MakerBot Innovation Center », ce 10 juin.

 

MakerBot Innovation Center

 

En avril dernier, le fabricant d’imprimantes 3D Makerbot, annonçait l’ouverture imminente de son premier centre d’innovation d’Europe. Né d’un partenariat avec l’Université italienne de Carlo-Cattaneo, le « MakerBot Innovation Center » a finalement été inauguré ce 10 juin. Dans la lignée de ses prédécesseurs américains (Université de New York, Maryland et Polytechnique en Floride), le laboratoire installé au sein du campus, vise à fédérer étudiants, professeurs et professionnels autour de la fabrication numérique, et plus particulièrement de l’impression 3D. Pour mener à bien leurs différents projets, ces derniers auront à leur disposition une vingtaine d’imprimantes : 12 Makerbot Desktop, 5 Replicator Z18 et 3 Replicator Mini. Les machines ont été installées en réseau, permettant ainsi aux utilisateurs d’imprimer sur plusieurs imprimantes à la fois.  «Avec le Centre d’Innovation MakerBot, LIUC est équipé d’une l’infrastructure de pointe pour la formation dans le domaine de la fabrication et de prototypage numérique», a expliqué le recteur Valter Lazzari.

 

équipement centre

 

Le centre d'innovation MakerBot est situé au cœur de l'université. Il vient compléter l'offre proposée par le SmartUp Lab, un atelier de fabrication numérique créé par LIUC et dédié à la fabrication numérique. "Nous travaillons avec les imprimantes 3D depuis plus d'un an, rappelle Samuele Luri, l'un des responsables du centre d'innovation. Mais grâce à ce partenariat, nous allons pouvoir élargir les champs d'application de cette technologie." À partir de septembre 2015, de nouveaux cours vont compléter l'offre du cursus ingénieurs – LIUC dispose de trois départements : droit, commerce et ingénierie, NDLR – : les élèves seront amenés à utiliser l'impression 3D dans leur formation.

 

 

Si les deux partenaires détaillent volontiers les aspects techniques du contrat, la dimension financière est quant à elle tenue secrète. L'équipement représente à lui seul plus de 80.000 €. Une somme que le fabricant semble être prêt à investir pour gagner de nouveaux marchés : si LIUC est le premier établissement d'enseignement supérieur européen à accueillir un centre d'innovation MakerBot, sept universités américaines ont déjà franchi le pas. "Nos buts sont similaires, constate Samuele Luri : tout comme MakerBot, nous voulons que les étudiants et les entreprises comprennent l'intérêt d'utiliser l'impression 3D dans les processus d'innovation."

Outre les universités, la marque s'est aussi lancée dans une vaste opération destinée aux écoles. Son ambition ? Installer une imprimante 3D dans chaque établissement d'enseignement primaire des États-Unis. "À certains égards, nous observons des similitudes entre le développement de l'impression 3D et celui des ordinateurs dans les années 1980, explique Andreas Langfeld. Les écoles introduisent une nouvelle technologie pour leurs élèves. Ces derniers l'adoptent et la diffusent auprès de leurs proches, puis, plus tard, au sein de leur entreprise et donc de la société."

 

100% business contre esprit bricoleur

 

Ayant peut-être entendu les critiques émanant de la communauté des makers, MakerBot vient de publier, de façon libre et gratuite, un guide à destination des enseignants. Le but ? Les aider à intégrer l'impression 3D au sein de leur classe. Libre et gratuit, l'ouvrage ? Oui, à condition... de posséder une machine estampillée MakerBot.

 

Si MakerBot a fait du marché de l'éducation l'une de ses priorités, l'entreprise doit naviguer dans des eaux troublées par l'évolution de son modèle. Rachetée en 2013 par le géant du secteur 3D Stratasys, MakerBot a, au fil des mois, beaucoup perdu de son esprit bricoleur. Créée en 2009 par deux "geeks" et fervents défenseurs de l'open source, la petite start-up new-yorkaise est devenue une grosse industrie, qui commercialise des machines très simples d'utilisation mais désormais complètement fermées – et donc non modifiables.

 

LIUC est le premier établissement d'enseignement supérieur européen à accueillir un centre d'innovation MakerBot.

 

Or les fablabs, qui accueillent en France la grande majorité des imprimantes 3D, sont portés par des valeurs de "faire par soi-même" et d'amélioration des outils par les pairs. "L'intérêt de ces lieux de fabrication est que les élèves peuvent mettre la main à la pâte, bidouiller pour comprendre le fonctionnement des machines", explique Jérémie Grisolia, enseignant-chercheur à l'INSA Toulouse et chargé de l'innovation.

Au-delà de l'aspect technique, certains regrettent donc le changement "éthique" de la firme, intervenu au cours des derniers mois. "En rendant son système très fermé, MakerBot s'est mis à dos une grosse partie de la communauté des fablabs, analyse Cédric Bleiming, responsable du fablab créé par l'école d'ingénieurs nancéenne ENSGSI et le laboratoire de recherche ERPI. L'aura 'business' de la marque entre en conflit avec les valeurs originelles prônées à sa création."

Ayant peut-être entendu les critiques émanant de la communauté des makers, MakerBot vient de publier, de façon libre et gratuite, un guide à destination des enseignants. Le but ? Les aider à intégrer l'impression 3D au sein de leur classe. Libre et gratuit, l'ouvrage ? Oui, à condition... de posséder une machine estampillée MakerBot.

 

Liens

http://www.priximprimante3d.com/center/

http://www.letudiant.fr/educpros/actualite/impression-3d-makerbot-a-la-conquete-de-l-enseignement-superieur.html

Author: Chloé
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