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Le « CROWDFUNDING » a-t-il du bon ?

Dans le domaine de l'impression 3D, tout reste à faire !

 

 LE « CROWDFUNDING » A-T-IL DU BON ?

 (dans un marché de niche tel que l’impression 3D)

 

Nous entendons de plus en plus parler de financement participatif (crowdfunding en Anglais) Le crowdfunding est une plateforme permettant à quiconque de présenter un projet, selon des règles bien établies, et qui sont suivies d’un engouement plus ou moins franc du public permettant de plébisciter le projet (ou pas !) Je me suis demandé ce qu’il advenait lorsqu’un tel financement avait un bilan positif, tant sur le plan commercial que sur la suite donnée.

 Ici c’est le « public »qui choisit, loin des publicités ou des musiques de fond… ça passe ou ça casse, c’est à double tranchant suivant le degré d’attachement dudit public au projet présenté. Nous voyons défiler sur ces plateformes des projets créatifs, innovants, solidaires ou à portée citoyenne tel que des court métrages, des enregistrements d'albums, des jeux vidéo, des missions humanitaires, des produits hi-tech…
Dans ce lot, mon attention a été attirée par un trait de technicité dans un monde de brutes. En effet, un projet novateur destiné à promouvoir le lancement d’une machine n’était pas anodin qui plus est dans le domaine de l’impression tridimensionnelle.
 L’impression 3D est alléchante car elle offre une infinité de possibilités : imprimer des pièces détachées, des objets de décoration, des outils, qu’ils soient en plastique ou en métal, mais également de la nourriture tout en réduisant les coûts de fabrication. Comment ne pas s’y lancer ?
 J’ai donc décidé de suivre, en catimini,  l’évolution de ce crowdfunding déposé en Novembre 2014 au travers d’une jeune société dynamique, afin d’en voir  ses tenants, ses aboutissants et ses limites éventuelles.

 

 

Ulule, la chouette qui vous veut du bien

Ulule se veut être le premier site de financement participatif européen. Avec plus de 8800 projets financés sur les 14000 projets présentés, c’est un taux de succès à 67% pour la chouette européenne (statistiques Ulule-Mai 2015). Le lancement par 3D Phoenix, en Novembre 2014, d’un projet de mise à disposition d’une machine d’impression 3D financièrement abordable, élémentaire et évolutive, a donc su attirer suffisamment d’intérêt pour le public pour un produit technique spécifique, puisque la campagne s’est close en un mois avec 184 % des objectifs estimés pour sa viabilité (6440 € pour une viabilité à 3500€). Ce projet qui a germé dans l’esprit d’Alexandre ASSAEL, son fondateur, a donc prit son envol. Ce maker passionné cherchant continuellement des innovations autour de la qualité française a voulu dédier ses travaux au marché de l’impression 3D, vecteur technique et passionnant qui loin d’être un marché saturé reste aujourd’hui assez sous-estimé.

  Ulule  fr.ulule.com

Peut-on être prolifique et garder son cap ?

Quid d’une petite startup, ayant su tirer profit d’une mise en avant momentanée et singulière, pour parier sur le futur et rebondir suffisamment afin d’être reconnue comme un acteur prolifique à long terme ? Le sujet est difficile : répondre à l’attente du public ayant misé sur le projet tout en conservant une certaine latitude quand à l’équilibre à donner sur les suites éventuelles de celui-ci. Peu réussissent ce tour de force où les contraintes sont telles que l’innovation semble futile puisque inutile sur le coup. Se dégager du temps et se contraindre à voir au-delà est le gage de réussite pour ceux qui veulent s’assurer une place au soleil dans un monde de technologie ou le « HAS » est mort avant d’exister. A cela notre quidam aura su répondre.

 

Faire la différence

Sous l’impulsion d’Alexadre ASSAEL, étudiant en économie et management à Aix-Marseille 3D Phoenix s’est donc spécialisée dans la conception d’imprimantes 3D RepRap (des machines capables de s'imprimer et de s'améliorer elles-mêmes) tout en apportant un soin particulier à fournir des machines de qualité, montées ou encore en kits pour les plus bricoleurs.
Fort de son développement et de sa ligne à proposer des machines au montage simplifié, 3D phoenix a mis un point d’honneur à mettre en ligne un SAV et une aide précieuse pour les futurs acquéreurs, afin que le projet de ces makers en devenir ne tourne pas en eau de boudin (mon expérience passée et celle d’amis qui ressort…)
Durant cette période de lancement, la société ne s’est pas reposée puisque, pressentant sa réussite, elle s’est immédiatement attelée à l’innovation en misant sur le projet suivant. Forte de ses ventes et du retour positif sur le créneau lancé, 3D Phoenix s’est donc tourné immédiatement vers le développement puis la création et enfin la mise au point et la fabrication, en France, d’une machine de haute qualité alliant vitesse et précision.

 Prusa i3 3D Phoenix Edition Kit (DIY)

UNE STARTUP MARSEILLAISE À LA MAKER FAIRE DE PARIS

Les demandes d’hier et celles d’aujourd’hui, motivées par un public devenu expert, ont changées. Certes, les machines du type RepRap coulent encore de beaux jours tant elles sont abordables (les ventes de 3D Phoenix se portent bien), autant leurs ainées proposent une vitesse d’exécution et une précision qui sont devenues le cheval de bataille de toutes les entreprises du secteur. La sophistication des produits est une réalité, leur technicité est telle que prochainement, nous ne verrons plus les strates dues au mouvement verticale de la tête d’extrusion tout comme l’ajout de couleurs ou encore de matière spécifiques, ce qui orientera les makers et designers vers un développement de produit spécifiques plutôt que de niches.
3D Phoenix a su tirer profit de son lancement sur la plateforme de participation et de sa technicité pour développer, tout en gardant la main sur ses ventes de produits, une machine qui répond aux critères d’exigences demandées par les entreprises et/ou PME, qui sont actuellement le vecteur le plus fort auquel on se doit de fournir de telles machines. Elles sont soit utilisées pour produire des prototypes ou pour imprimer, à la demande, des objets pour ceux qui ne sont pas encore équipés. Le particulier n’est pas en reste, nombreux sont les makers qui se lancent dans la fabrication additive pour profiler des pièces de drones, de véhicules radiocommandés, réparer des éléments de petits mobiliers, fabriquer des figurines complexes… .Étant présent journellement sur les blogs dédiés, j’en suis d’ailleurs un témoin et un acteur émerveillé.
Afin de répondre à ce marché et dans une logique progressive,3D Phoenix à tous mis en œuvre pour doter leur nouvelle conception des dernières technologies telle qu’une double buse, à têtes d’extrusion indépendantes, afin de rendre possible l’impression en deux coloris, ou encore l’utilisation de buses de tailles différentes (qui n’a pas, enfin, rêvé de pouvoir faire le contouring avec finesse et remplir « au gros » avec un gain de temps substantiel ?) ou encore l’extrusion de matière support soluble dans l’eau. Le volume d’impression tend à se rapprocher d’un standard logique A4 soit 210 x 300 tout en ayant capacité à imprimer des couches d’une finesse de 20μm, avec une hauteur sous Z de 200 mm. La machine à été présentée, en avant première, lors du MakerFaire du Paris les 02 et 03 Mai 2015, et à rencontré un succès notable. Malheureusement des obstacles indépendant ont mitigé cette sortie du fait que certains des éléments attendus de fournisseur Français n’ont pas été livré en temps voulu. Cet aspect non négligeable n’aura pas d’impact à sa sortie finale car le concepteur va prendre en charge la réalisation des carters et carénage de finition.
 La Pegasus -nom de code du projet- se voit équipée d’un confortable écran de contrôle LCD, doté d’un voyant indicateur de chauffe de la machine. Pour ceux qui ne peuvent mobiliser un ordinateur lors de l’impression, la machine sera également dotée en standard d’une interface depuis une carte micro-SD. La vitesse de chauffe du plateau chauffant, autorisant tous type de filaments, a été très fortement améliorée avec une chauffe de 22 à 100°C en moins de deux minutes. Enfin, les mouvements linéaires ont été spécialement étudiés pour offrir une grande vitesse d’impression et une précision extrême. Pour y parvenir, l’utilisation de matériaux très techniques provenant de l’industrie lourde  ont été développés en partenariat et mis en œuvre, afin de garantir et assurer tant la longévité que le silence le plus absolu possible. Tous ces éléments et son design épuré contribuent à faire de la Pegasus une imprimante 3D de bureau très performante, en attendant une évolution vers l’industrie, cible future. Pour s’assurer un réglage optimale et automatisé lors des étapes de calibrage, la Pegasus sera équipé, d’origine, d’une sonde à inductance permettant d’assurer le réglage automatique de la hauteur du plateau. La partie électronique est loin d’être en reste, le cœur de la machine faisant appel à la meilleure carte disponible à ce jour, promettant gain de vitesse, de stabilité et de performance.
Confiant quant à la qualité du produit fini, 3D Phoenix à prévu de le garantir deux années tout en offrant le logiciel professionnel Simplify3D avec sa machine, là où les grands noms du secteur garantissent de 3 à 6 mois leur propre produit et sans outils software professionnel.
 C’est donc son nom et son savoir-faire que la startup 3D Phoenix à su  faire reconnaître lors du Maker Faire de Paris, engageant le processus lui permettant de se  distinguer auprès du grand publics.
 Le rêve de la startup, ayant démarré sur une plateforme de financement participatif, est en passe de prendre son essor, à savoir lancer un produit répondant aux exigences de l’impression tridimensionnelle de qualité et gagner le cœur du grand public.

Happy days ?

On peut donc penser que la source ayant permis à un jeune prodige éclairé de s’approprier une nouvelle technologie et de la développer est un vecteur très important et enthousiaste d’autant que le marché émergeant commence à se démocratiser.

 

Un maker passionné

L’entreprise a pris part aux rencontres « Start (me) up ! » du groupe Lagardère Active le 9 avril dernier, l’occasion pour elle de renforcer son réseau de collaborateurs. L’avenir est dans la 3D, et dans quelques années, il faudra compter 3D Phoenix parmi ses grands représentants en France.
Son fondateur utilise, par ailleurs, un maitre mot depuis le début de l’aventure : Dans le domaine de l’impression 3D, tout reste à faire !  A ces quelques mots, le sujet est posé !

Pegasus

3D Phoenix, entreprise de fabrication et de vente d’imprimantes 3D, exposant à  la Maker Faire de Paris, les 2 et 3 mai 2015. La startup marseillaise y  présentant un nouveau modèle d’imprimante haute qualité, la Pegasus compatible PC, Mac et Linux*

*La Pegasus reste ouverte aux logiciels habituellement open source connus

 

Contact :

Alexandre ASSAEL
Directeur général et fondateur de 3D Phoenix
04 84 25 58 46
www.3dphoenix.fr
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

3D Phoenix

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